01/11/2011
Coup de tonnerre dans le monde des jeux en ligne après l'annonce du rapport du Ministère du budget. En effet, Bercy considère que le fonctionnement fiscal actuel doit être conservé, que le PMU doit rester une plateforme en ligne, et que les joueurs de poker français ne doivent jouer qu'entre eux. Ces décisions vont à l'encontre des conseils donnés par François Trucy et Jean-François Lamour, dans leurs rapports respectifs (rapport François Trucy et rapport Jean-François Lamour)
L'Association française des jeux en ligne (AFJEL) déclare par ailleurs ne pas comprendre la décision du gouvernement. Selon elle, la structure actuelle ne tient pas la route. Elle ajoute que les opérateurs sont inévitablement déficitaires et feront tous faillites si la situation reste inchangée.
Parallèlement, la FFEJEL (la Fédération française des entreprises de jeux en ligne), qui regroupe notamment la Française des jeux, le PMU et les casinos Barrière, se réjouit de la nouvelle. Dans un communiqué elle se félicite de "l’intention du gouvernement de combattre l’offre illégale et de conforter les équilibres de la loi du 12 mai 2010". La FFEJEL a par ailleurs déclaré être pour un allègement de la fiscalité et souhaiterait un système de taxation sur le produit brut des plateformes de poker (excepté pour les paris hippiques et sportifs).
Si le gouvernement ne réforme pas la loi, le secteur des jeux en ligne reviendra à son état précédent, c'est à dire sans bénéficier d'aucune régulation. Il sera dominé par deux monopoles œuvrant sur le marché sans contribuer à l'Etat en matière de revenus fiscaux. Cette situation annoncerait simplement l'échec de la régulation du marché français.